EN ROUTE POUR L’UNIVERSITÉ : UN TRAJET SANS EMBOUTEILLAGES

Ce mardi 3 novembre, la circulation était particulièrement fluide sur l’itinéraire reliant le pont Makelele à l’avenue Kasa-Vubu, dans la commune de Kintambo. Entre 7 h 50 et 8 h, aucun embouteillage majeur n’a été observé sur ce tronçon. Après avoir préparé mes affaires, je me suis rendue à l’Université Mazenod, située sur l’avenue Kasa-Vubu. Contrairement à la veille, le trafic était nettement moins dense, permettant une circulation aisée aussi bien pour les véhicules que pour les piétons.J’ai parcouru une partie du trajet à pied pendant une quinzaine de minutes avant de prendre une moto pour rejoindre l’université.
DE LA MAISON À L’UNIVERSITÉ : UN TRAJET MATINAL AU RYTHME DES EMBOUTEILLAGES

Entre vendeuses de pain, cris dans la rue et circulation bloquée, le déplacement du matin révèle les difficultés quotidiennes des usagers à Kinshasa.Partir tôt ne garantit pas toujours une arrivée à l’heure. Ce matin, sur le chemin de l’université, mon trajet a été marqué par d’importants embouteillages aux environs du Palais de Marbre et du quartier 80 Jours, les cris des vendeuses de pain, l’agitation des passants ainsi qu’une altercation entre un homme et une femme. Une scène ordinaire de la vie kinoise qui illustre les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux usagers dans une ville en perpétuel mouvement.Une matinée déjà sous pressionJ’ai quitté la maison à 7 h 30, convaincue de pouvoir rejoindre l’université dans les délais. Mais très vite, la route m’a rappelé une réalité bien connue des Kinois : aux heures de pointe, le moindre déplacement peut devenir long et imprévisible.Aux alentours du Palais de Marbre, puis dans le secteur de 80 Jours, la circulation était fortement ralentie. Les véhicules avançaient difficilement et chaque mètre parcouru semblait exiger une bonne dose de patience.Malgré ce départ matinal, les embouteillages ont perturbé mon programme. Pour les étudiants, les travailleurs et les autres usagers de la route, les minutes perdues dans la circulation peuvent bouleverser toute l’organisation d’une journée.Cette expérience m’inspire une réflexion :« À Kinshasa, partir tôt ne signifie pas toujours arriver à l’heure. Entre les embouteillages, le bruit et le désordre qui règnent parfois sur la route, chaque déplacement peut rapidement se transformer en véritable épreuve. »Les bruits et les scènes de la rueTout au long du parcours, Kinshasa se donnait à voir dans toute son effervescence. J’ai croisé des femmes portant des bassines remplies de pain sur la tête, tandis que d’autres commerçants tentaient d’attirer l’attention des passants.Aux conversations qui animaient les trottoirs s’ajoutaient les klaxons des véhicules et le brouhaha caractéristique des grandes artères de la capitale. Chacun semblait absorbé par ses activités : vendre, travailler, se rendre à destination ou poursuivre ses occupations quotidiennes.Cette animation témoigne du dynamisme de la ville. Toutefois, lorsque la circulation difficile, les nuisances sonores et les déplacements précipités se conjuguent, le trajet devient rapidement épuisant. Le temps perdu dans les embouteillages réduit souvent celui consacré aux études, au travail ou à la famille.Une altercation qui accentue le désordreAu cours du trajet, j’ai également assisté à une scène de tension entre deux personnes. Une dispute a éclaté avant de dégénérer en altercation physique, attirant l’attention de plusieurs passants.Dans le même temps, des motocyclistes tentaient de se frayer un chemin à travers un passage étroit afin de contourner les embouteillages. Cette précipitation a contribué à accentuer le désordre et à compliquer davantage la circulation.Cette scène m’a particulièrement marquée, car elle montre à quel point le manque de patience peut aggraver une situation déjà difficile. Le respect des autres usagers et l’observation des règles de circulation demeurent essentiels pour préserver l’ordre et la sécurité sur la voie publique.Au-delà d’un simple retardCe trajet entre la maison et l’université n’était, en apparence, qu’un déplacement ordinaire. Pourtant, il m’a permis d’observer plusieurs réalités du quotidien à Kinshasa : le commerce de rue, l’intensité de la vie urbaine, les tensions sociales, le bruit et les embouteillages qui compliquent les déplacements.Ces réalités font partie du vécu quotidien de nombreux habitants. Elles soulignent néanmoins la nécessité d’améliorer les conditions de circulation afin de permettre aux usagers de se déplacer dans un environnement plus sûr, plus fluide et mieux organisé.Face aux embouteillages récurrents dans la capitale, une question demeure : quelles mesures les autorités et les citoyens peuvent-ils mettre en œuvre pour fluidifier la circulation, réduire les comportements à risque et améliorer les conditions de déplacement de tous ?